mardi 28 octobre 2008

Isis - Panopticon

Tracklist:
So Did We
Backlit
In Fiction
Wills Dissolve
Syndic Calls
Altered Course
Grinning Mouths
Genre: Postcore

Année de prodution: 2004

Chroniquer Panopticon. Hum, risqué. Vais-je être à la hauteur ?

Après une entrée en matière a mi chemin entre indus, sludge et ambiant (Celestial), et un excellent second opus, plus hardcore, mais toujours aussi riche en emotions (Oceanic), c’est en 2004 que le quintet Américain Isis, mené par Aaron Turner accouche de ce qui est aujourd’hui considéré à la fois comme le chef d’oeuvre du groupe et du genre malheureusement trop peu connu du grand public qu’est le Postcore: Panopticon.

Mise en garde importante: Après la pression de votre doigt sur le bouton play, nous ne sommes plus responsable des conséquences engendrées.

Isis se balade dans les routes sinueuses de votre esprit, vous vide de votre force physique, et la remplace par un poids d’emotions fortes proportionnel à la masse musculaire de votre corps. Ca démarre: Une force mystérieuse vous pousse avec violence, et vous sombrez au plus profonds des abysses, longtemps, longtemps. Vous vous enfoncez, de plus en plus profondément. Depuis combien de temps celà dure t’il ? Impossible de le dire. Quand tout à coup, ça explose. Un riff aérien, transcendant, vous propulse à la surface (morceaux tels que So did we, In fiction), puis jusqu’au dessus des nuages (Backlit, Altered course).

“Eh ! Mais jvais tomber déconne pas !”

Mais non, vous ne tombez pas. Vous flottez, tel les notes de guitares d’Aaron Turner et de Michael Gallagher , légères, aériennes, mais toujours aussi puissantes, qui s’envolent toujours plus haut dans les cieux, parfois jusqu’à froler les etoiles. Au loin, cette voix mélodieuse, tantôt emplie d’une rage folle, mais toujours terriblement belle. Tout au long des septs pistes qui composent l’album on vous manipule, joue avec vous, avec vos sentiments. Vous ne contrôlez plus rien. Mais vous vous laissez faire impuissant de toutes manières, face a cette musique qui semble si douce mais malgré tout chargée d’une telle force qu’elle vous repousse tel un ouragan lorsque vous essayez de l’approcher de trop prêt. On ne touche qu’avec les oreilles.

A un moment donné, on se réveille, on en transpire encore. Retour obligé dans le monde réel. On ouvre les yeux et un seul mot nous vient à la bouche: POuuuuUUURrrrquoiiiii ?!

Il est assez difficile de parler de Panopticon, je pense que chacun y voit quelque chose de différent, mais ce qui est certain c’est que tout le monde y voit quelque chose de fort, très fort. Toutes les métaphores du monde ne suffiraient pas a décrire ce que notre coeur subit ici.


Chef d’oeuvre intergalactique !

10/10

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