mardi 28 octobre 2008

Overmars - Born Again

J’inaugure la rubrique Reviews avec une petite chronique du second effort du groupe de post-hardcore français Overmars que j’ai rédigée il y a quelques mois sur le forum Warnerve.

Genre : Doom/Postcore Noir. (indescriptible en fait, donc si y’a un genre précit je suis preneur).

La douleur peut elle être une source de plaisir, comme l’affirme Mozinor ? Si oui, le dernier album des français d’Overmars a tout de l’orgasme, du Septieme Ciel… Voyage dans les profondeurs des ténèbres avec ce monument de noirceur de 40 minutes. Prêt pour votre passage de l’autre côté ? Attention, il ne sera pas sans douleur.Pourquoi “Born Again” ? On peut partir de la supposition que l’album narre la mort progressive de l’auditeur, puis de sa renaissance à la fin de l’écoute. Je vais tenter de chroniquer l’album sur cette base.

Dès les premiers accords, les premières secondes, on rentre dans le vif du sujet, la couleur est donnée, et ce sera le noir. Perte de contrôle. Rideau. Rien ne sers de crier, de se débattre, il est déjà trop tard. Au départ on se demande ce qui se passe, la lumière se tamise progressivement jusqu’à l’obscurité totale. La rythmique sombre, pachydermique et hypnotique des premiers riffs, - semblable aux pas des bourreaux qui vous emmenent vers votre dernière deumeure - agrémentée d’une voix en fond semblable a un appel de detresse en une langue inconnue, laisse peu a peu place a une ambiance plus posée, mais toujours terriblement derangeante. C’est un leure, le calme avant la tempête. Peu a peu, une voix féminine vient s’imisser, et commence a monologuer. Lamentations ? Rituel occulte annoncant votre fin à venir ? Impossible de le dire, mais ca ne fait nul doute qu’il ne s’agit pas d’un hymne a la joie. Depuis déjà quelques minutes, le cortège s’est arrêté et elle n’a cessé de parler, et voilà qu’elle se mets a pousser des cris … epoumonnés. Sont ce des cris d’être humain ? Une telle rage provenant tout droit des entrailles d’un organisme féminin, sans que la voix ne devienne guturale est chose assez rare dans le domaine, on applaudit donc la performance, tant c’est convaiquant, tant la souffrance est detectable. Ils ne vous on toujours pas oté cette fichue cagoule, et alors que tout semblait s’être calmé, on vous pousse, et le sol cède sous vos pieds. c’est le début d’une chute vertigineuse au plus profond des ténèbres, à l’image d’un riff qui mettrais mal a l’aise le diable lui même tant il est insalubre et malsain.

Durant votre descente, une ombre. Un souffle glacial, semblable au duel d’une personne atteinte d’une tracheotomie avec elle même pour pouvoir parler, voir même des vomissements, vous parvient jusqu’aux oreilles. Un monste ? La mort elle même ? Impossible de le dire. Vous vous sentez mal, la nausée n’est pas loin, vous suffoquez. Employer le terme de lourdeur serait presque demesuré, tant le groupe développe une atmosphère plus que pesante, et flirte avec la mort. Tristesse, mélancolie, sont des sujets souvent abordés en musique. Mais qui a t’il au delà ? Souffrance, douleur .. Born Again ?

Durant de longues minutes, on flotte, puis on sombre, doucement, au fond du gouffre, le ciel semble si proche, et vous croyez le toucher du bout du doigt. Mais vous regardez la vérité en face: l’enfer est a deux pas. Nul homme ne pourrait marcher, ni même ramper, s’il devait porter dans son coeur le poids de la noirceur de la musique qu’Overmars réalise ici.

Passage dans l’Au-delà ?

Peut être que l’on nage, tout simplement, dans du goudron, que l’on avale au rythme de notre descente abyssale. La folie prends le dessus. Peut être es ce de la terre, et peut être ete vous déjà six pieds sous terre. Le sentiment de noirceur de l’esprit est indescriptible, mais douloureux, et la musique s’intensifie au fur et à mesure que l’on touche le fond.
A un moment, un semblant de lumière. LA lumière ? Et cette voix, cette voix qui vous apelle.

Un piège!

Trop tard, vous lui avez tendu la main … C’est alors que la descente se fait de plus en plus rapide, la voix claire laisse place à des chants de demons, ravit d’assister à votre destruction intérieure. Si les albums étaient rangés par emotions, on trouverait Born Again dans le petit coin au fond du magasin, celui de la mort, là où la lumière ne fonctionne plus, et où les proprios ont renoncé a changer l’ampoule depuis longtemps.
Durant les minutes qui suivent, le groupe vous liquifie, vous torture, vous vide, pendant que ces demons continuent à jouer avec votre corps sans vie, sous vos yeux impuissants. Soudain, un riff plus aérien. Comme si votre âme quittait votre masse corporelle. La fin du cauchemar. Peut être ne meritiez vous pas l’enfer finalement…

Oui, vous êtes vivant ..

L’écoute de Born Again est une epreuve au delà de nos forces, nous autres humains.

Malgré celà, il s’agit d’une experience vraiment unique que nous propose ici Overmars, et même si au départ on y accède difficilement, l’album se révèle être un véritable monument de souffrance et de désespoir, on y revient, et se surprends même a se complaindre dans la détresse palpable omniprésente. En 40 minutes Overmars arrive à cataliser plus de souffrance que n’importe quel être humain n’a pu en avoir en toute une vie, et mets votre cervelle plus bas que terre. Born Again, ou quand le malaise devient beauté. Vous en transpirez encore ? Allez, c’était pas pour de vrai, prenez une douche, ça ira mieux … jusqu’a la prochaine écoute du moins …

: )

Docteur, suis je Maso ?


Note: 10 sur l’échelle de la desesperance. Mais j’ai peur qu’il me soit impossible de noter l’album objectivement.



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