mardi 28 octobre 2008

Septic Flesh - Communion

Tracklist:
Lovecraft´s Death
Anubis
Communion
Babel´s Gate
We, The Gods
Sunlight/monnlight
Persepolis
Sangreal
Narcissus
Genre: Death Mélodique ?
Année de production: 2008

Septic Flesh ? Connais pas. C'est en voulant me renseigner sur l'affiche du Hellfest de cette année que j'ai pu écouter le dernier album de la formation grècque. Autant dire que ces mecs là devaient avoir une prof d'histoire Geo super avantagée physiquement, parce que la mythologie ça les bottes. Je ne connais pas les autres éléments de l'oeuvre de Septic Flesh ( honte à moi ? plus j'écoute Communion et plus je culpabilise ), mais il semble que cet opus soit très porté sur le mysticisme et le côté occulte de tout ce qui concerne les pyramides et autres tours de Babel.

Communion est un Melting Pot. A mi chemin entre death mélodique et progressif (selon moi ^^). Ajoutez a celà un zeste d'influences gothique, le tout dans une obscurité constante et vous obtiendrez une idée approximative du travail réalisé ici, approximative je dis bien, car cet album est vraiment unique en son genre.

Dès le début de Lovecraft's Death c'est la claque. Batterie superbement maitrisée (gros point fort de l'album je trouve), ambiance très "catacombes", violons et cors, climat opressant, riffs de tueurs rapellant un peu Meshuggah ou encore Gojira pour le côté "montée en puissance", chant de haute volée ... on sait dès les premières secondes qu'on ne nous laissera aucun repit. On sent que tout est travail d'orfèvre. Les instruments classique dont sont sopoudrés les neufs morceaux qui composent cet effort sont repartis au gramme près, il n'y a rien à enlever, rien a ajouter. Le tout est très carré. En plus de l'atmosphère inquiétante constante, des sonorités "orientales" viennent s'imisser de temps a autre nottament sur Anubis. Cette deuxième composition est une véritable perle. Telle une âme égaré on ère, torturé, dans une pyramide obscure sans savoir où aller, paralysé par la peur. Puis vient le refrain, l'envolée lyrique du vocaliste, et on trouve la sortie du labyrinthe, la lumière, enfin. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Le morceau résume bien a lui tout seul l'ambiance générale de l'album, où les compos sont très équilibrés les unes par rapport aux autres. Communion est plein de surprises, comme le passage où joutent violons et batterie sur Babel's Gate, ou encore les alternances entre passages très brutaux, à d'autres plus atmosphériques parfois à la limite du planant (We the gods), mais toujours aussi dérangeants. Sunlight Moonlight et Narcissus sont deux morceaux un peu a part puisque sur ces derniers la violence est un peu atténuée et les instruments classiques absents.

Un repis peut être, avant de replonger la tête la première vers les tenèbres. D'ailleurs, je ne suis pas près de remonter à la surface, une excellente surprise.

9,5/10






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